Juste un regard, juste une larme...
Les larmes peuvent avoir coulé, des années durant,
Asséchant votre coeur, au point de le laisser pour mort,
Que le jour où vous prenez les armes,
Pour vous sauver, vous vous promettez,
De ne jamais plus sombrer,
Blindés ses yeux qui ont tant coulé.
Seulement, il suffit parfois, ...d'un regard,
Un regard que l'on croit différent car...
Un homme, ça peut d'un seul regard conquérir le monde,
Vous faire croire que tout est encore possible,
Du plus beau de ses grands yeux bruns si profonds,
Qu'ils enflamment votre coeur à l'instant même,
Où ses yeux se sont posés sur vous,
Où de sa douce voix, il a commencé à vous parler d'amour.
Alors doucement dans votre poitrine se remet à battre,
Lentement mais sûrement votre petit coeur si fragile,
Celui-là même que vous croyez complètement éteint,
Et à jamais.
Dans vos yeux se dessine un début d'amour, encore si
fragile,
Cet homme, vous parle de tendresse, d'amour, d'avenir,
Chacun de ses gestes est d'une extrême douceur,
Sa voix est rassurante, son romantisme vous réchauffe,
Vous écoutez ses tendres paroles,
Et il voit dans vos yeux, votre coeur se livrer à lui.
Et l'oeuvre d'un amour sincère.
Les larmes coulent, mais...
Elles sont encore faites de couleurs,
Ce n'est que du bonheur,
La vie d'un enfant de l'amour...
Seulement, un homme, ça peut vous regarder sans même vous apercevoir,
Prétendre que...
Qu'il vous écoute et ne jamais savoir ce que vous avez pu lui confier,
Qu'il vous connaît, sans jamais savoir ce que vous aimez,
Qu'il vous fait l'amour, mais oublie toute tendresse,
Qu'il ferait tout pour vous mais vous pouvez rien lui demander,
Alors de jour en jour, les promesses s'effacent, ...
Au début bien sûr on ne s'en rend pas compte,
Les larmes commencent à doucement couler,
Bien vite, il s'empressera de les sécher,
Les petits oublis seront pardonnés d'un baiser,
Quelquefois même d'un bouquet de fleurs ou d'un petit présent,
Malheureusement, les années passent,
Et si elles nous font vieillir, l'amour aussi en prend un coup.
Au point que petit à petit vos yeux se mettent à couler,
Parce que s'il vous demande de prendre soin de lui,
Il n'y a personne pour prendre soin de vous,
Les promesses qu'il peut vous faire d'un petit massage,
Reste toujours un doux courant d'air.
Parce qu'il est fatigué en rentrant du travail, lui, il a une raison,
Vous vous êtes passé, une journée à rien faire après tout,
Même si vous n'avez pas eu, une seule seconde à vous,
Entre la maison, les enfants et... lui,
Car, il faut toujours repasser derrière lui, tout le temps,
De sa vie d'homme si dure, il en oublie vos vies, ...
De travailleuse, de ménagère, d'épouse, de mère avant même,
D'avoir le temps d'avoir une vie de femme.
Ces larmes qui font leur route, de plus en plus,
Au début, il les voyait, vous consolait,
Doucement, il a commencé à vous les reprocher,
La fatigue n'aidant pas, elles se sont multipliées,
Vous avez alors recommencé à les cacher,
Puisqu'après tout, ...
Vous avez tout pour être heureux, il dit vous aimer.
Aussi, pour faire face au regard des autres qui vous jugent,
Vous culpabilisent, vous critiquent, vous trichez.
Juste parce qu'ils ne comprennent pas, pourquoi?
Dans tant d'amour et de bonheur, vous seriez triste.
Ainsi, vous faites des sourires, vous vivez avec eux, pour eux et comme eux,
Mais votre regard se fait de plus en plus lointain,
De votre sourire figé, ils ne voient plus que vos yeux s'éteignent.
Lentement vous vous mettez à regard le ciel, ce havre de paix,
Que vous avez déjà tant regardé autrefois,
Où votre coeur a déjà laissé partir des gens que vous aimiez,
Partir trop tôt rejoindre leurs bien-aimés disparus,
Où vous savez que vous serez tellement mieux...
Alors dans le silence de la nuit, vous vous mettez à rêver,
D'un endroit mieux, de l'instant de délivrance, et les larmes coulent,
Les unes après les autres, allongées à côté de ui-ci,
Qui dit vous aimer, mais rêve d'une autre mais qui n'entend même pas votre détresse.
Et de plus en plus, vous regardez le ciel,
De plus en plus vous le suppliez,
De plus en plus votre vie s'éteint,
De plus en plus vos faites semblant,
De plus en plus vous vous videz.
Vous ne mangez plus,
Vous ne riez plus,
Vous ne dormez plus,
Et personne ne voit rien,
Vous sombrez en silence,
Parce que s'il lui, il vous oublie,
Vous ne vous vez jamais cessé de l'aimer.
Cet homme qui vous a sauvé autrefois,
Vous a offert le plus beau des cadeaux, en une petite vie...
Une petite vie qui m'a de mandé qu'un peu d'amour et de tendresse,
Mais qui mériterait tellement mieux,
Qu'une mère en dérive...
Vous voudrez que son regard arrange tout, comme c'était encore le cas,
Il n'y a pas si longtemps,
Seulement aujourd'hui, la fatigue, les larmes, ont balayé tout ça,
Tout ce dont l vous reste lorsque vous croisez ce regard,
C'est l'envie de pleurer et de lui demander pardon,
Parce qu'un jour, votre dernière larme, sera celle de trop,
Et que par manque de courage, vous aurez pris des armes
Menant votre dernier combat, ...
Vous aviez longtemps manqué de courage pour partir,
Aujourd'hui, face à l'issue, vous manquez de courage pour rester.
De ses larmes qui ont tant coulé, un soir, de vos dernières armes,
Elles se sont mises à couler rouge sang pour la dernière fois.
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